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Européens et Latino-américains au chevet d'un Venezuela divisé

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l’Union européenne (UE), huit pays européens et cinq d’Amérique latine se réunissent dans la capitale uruguayenne avec l’objectif de « contribuer à créer les conditions afin qu’émerge un processus politique et pacifique » à la grave crise qui secoue le pays sud-américain, selon une source diplomatique européenne.

 
 

Cette initiative, à l’origine lancée par le Mexique et l’Uruguay comme une conférence des « pays neutres » sur le Venezuela, s’est transformée en une réunion du Groupe de contact international lancé par l’Union européenne fin janvier à Bucarest et rejoint par trois autres pays d’Amérique latine (Costa Rica, Bolivie, Equateur).

Mercredi, le président vénézuélien Nicolas Maduro, qui a rejeté lundi l’ultimatum de l’UE sur l’organisation d’une élection présidentielle anticipée, a salué l’organisation de la réunion et exprimé son soutien à « tous les pas et iniatives pour faciliter le dialogue« .

Mais le chef du Parlement, Juan Guaido, autoproclamé le 23 janvier président par intérim et désormais reconnu par une quarantaine de pays, Etats-Unis en tête, a sèchement rejeté tout dialogue avec le gouvernement, considérant qu’il s’agissait pour le dirigeant socialiste de gagner du temps.

« L’opposition vénézuélienne (…) ne va se prêter à un aucun type de faux dialogue« , a-t-il répété mercredi, alors que le bras de fer entre le chef de file de l’opposition et le gouvernement s’intensifie sur l’arrivée d’une aide humanitaire au Venezuela, envoyée notamment par les Etats-Unis.

Mercredi, Juan Guaido a exhorté l’armée de ne pas bloquer l’aide humanitaire après la neutralisation d’un pont par des militaires à la frontière avec la Colombie, où est organisée une collecte de vivres et de médicaments.

Frappé par la pire crise économique de son histoire récente, le Venezuela souffre de graves pénuries. Environ 2,3 millions de Vénézuéliens ont choisi de s’exiler depuis 2015, selon l’ONU. D’autres centres de collectes sont prévus au Brésil et dans une île des Caraïbes, alors que le Canada a promis 40 millions de dollars d’aide, Washington 20 millions et l’UE 7,5 millions.

Le chef de l’Etat vénézuélien, soutenu par ses alliés russes, chinois et turcs, voit dans cette aide un prétexte pour une intervention militaire américaine. « C’est un show politique, ce qu’ils appellent l’aide humanitaire. L’impérialisme n’aide personne dans le monde« , a-t-il lancé mercredi.

Alors que la crispation politique est à son comble au Venezuela, les pays attendus à la réunion de Montevideo, à laquelle l’ONU a finalement dit qu’elle ne participerait pas, veulent croire en une sortie négociée de la crise.

Il s’agit de « trouver une voie entre la position du président américain Donald Trump et celle du président russe Vladimir Poutine, du président Turc Recep Tayyip Erdogan et d’autres, ce qui n’est pas facile« , a reconnu auprès de l’AFP une source diplomatique au sein de l’UE, dont la délégation sera menée par la chef de la diplomatie Federica Mogherini.

Mais les positions sont loin d’être alignées, à l’image des pays de l’UE, dont 21 pays sur 28 ont officiellement reconnu Juan Guaido, 35 ans, comme président par intérim après le rejet de l’ultimatum européen sur l’organisation d’une élection présidentielle anticipée.

Mercredi, en prélude à la réunion, l’Uruguay et le Mexique, parmi les rares pays d’Amérique latine à ne pas avoir reconnu le chef de file de l’opposition, ont proposé la mise en oeuvre d’un « mécanisme » de dialogue, mais sans conditions préalables.

« Si nous exigeons des élections à tel moment, nous imposons des conditions qui rendent difficile le dialogue« , a fait valoir le ministre uruguayen des Affaires étrangères Rodolfo Nin Novoa, dans une déclaration commune des deux gouvernements.

Du côté européen, France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Portugal, Espagne et la Suède appuient officiellement Juan Guaido comme président par intérim, alors que l’Italie, également présente, refuse de le reconnaître.

De son côté, le Mexique, qui participe à la réunion jeudi, n’a pas souhaité officiellement rejoindre le Groupe de contact. Il s’agira avant tout de « se mettre d’accord sur des méthodes de travail« , a expliqué à l’AFP une source diplomatique européenne.

De son côté, Juan Guaido ne compte pas relâcher la pression sur le chef de l’Etat dont il conteste le deuxième mandat issu, selon l’opposition, d’un scrutin frauduleux. Il compte sur une nouvelle mobilisation de ses partisans le 12 février.

Dès le lendemain, le 13 février, Donald Trump recevra à Washington son homologue colombien Ivan Duque pour discuter notamment « des efforts pour restaurer la démocratie au Venezuela« .

Pourquoi nous sentons-nous incapables de nous séparer ?

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PSYCHOLOGIE - Quitter un lieu, une situation ou un partenaire insatisfaisants est impossible pour certains. Pourquoi? Et comment s'en libérer?

«À chaque fois que je m'en vais - d'un lieu ou d'une personne -, j'ai l'impression que je ne les reverrai jamais, que je ne reviendrai pas et qu'il s'agit donc d'un adieu.» Ainsi un patient expliquait-il à la psychanalyste Nicole Fabre son impossibilité à vivre sereinement des allées et venues dans son existence. Pour celle qui a notamment écritJ'aime pas me séparer(Éd. In Press), cet aveu n'a rien d'étonnant. «La séparation est la grande affaire de nos vies, qui commencent avec la première, majeure, d'avec le corps maternel. Mais face à ces étapes que sont les séparations successives, nous sommes inégaux.» Histoire, éducation, lignées, milieux différents… ou même simplement tempérament influeront sur la capacité à se détacher. «Dès l'état de bébé, on observe des spécificités de comportement, explique Nicole Fabre. Certains ont plus de mal à quitter les bras de leur mère.»

À l'âge adulte, et notamment dans les couples, ces différences perdurent. L'une des missions dePascal ...

Les bons réflexes pour garder la pêche à l'approche de l'hiver

 

NOS CONSEILS SANTÉ - On peut rester en forme quand la lumière se fait plus rare, le travail plus pressant et les virus plus présents. Mais les solutions ne sont pas toujours celles que l'on croit.

Je suis régulièrement obligé de rappeler cette évidence à mes patients: il est normal d'être fatigué.» Le Dr Tam Nhan, généraliste et enseignant en médecine traditionnelle chinoise, commence par rappeler ce principe de base dans son récent ouvrage cosigné avec le nutritionniste Nicolas Rouig, Je retrouve mon énergie (PUF). «Que l'on soit étudiant, actif ou à la retraite, nous évoluons dans une société où il faut constamment se montrer rayonnant, débordant d'énergie, ce qui peut être en décalage avec les capacités réelles de notre corps et de notre esprit», détaille-t-il.

Les fatigues régulières, les épuisements psychologiques ou la simple lassitude qui bloque l'action ne doivent pas être pris à la légère. Mais si l'on met de côté des états caractérisés aux conséquences lourdes (le syndrome de fatigue chronique - SFC -, la fibromyalgie, la dépression, le burn-out…), la plupart du temps, la perte d'énergie n'est que temporaire. Il s'agit de passages à vide explicables par le mode de vie, une surcharge de ...

 

Majoritaires à la Chambre, les démocrates pourront-ils exercer un contre-pouvoir ?

Forts d’une majorité à la Chambre des représentants, les démocrates américains vont disposer de leviers face à Donald Trump : élire la présidence de la Chambre, proposer ou contrer des projets de loi et créer des commissions d’enquête.

 
 

Les démocrates américains ont pu s’endormir avec le goût de la victoire dans la bouche, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 novembre. Du moins, avec la satisfaction d’avoir remporté la majorité des sièges à la Chambre des représentants, à défaut d’avoir vu déferler la vague bleue tant espérée. Mais pris en tenaille entre un Sénat aux mains des républicains et une Maison Blanche sous administration Trump, quelles marges de manœuvre peuvent-ils avoir pour exercer leur rôle de contre-pouvoir ?

Concrètement, les démocrates ont désormais en main quelques leviers : le budget et les lois doivent obtenir leur assentiment à la Chambre basse. Ils sont en mesure de créer des commissions d’enquête parlementaire, de s’intéresser de près à certains ministres et d’obtenir enfin la déclaration de revenus du président Donald Trump, qu’il a toujours refusé de produire. "Les enquêtes devront être menées avec stratégie et méthode, et cibler les enjeux d’intérêt public, tels que la corruption ou la gabegie", estime le New York Times dans son éditorial.

L’impeachment est également à portée de main. La probabilité d'une procédure de destitution contre Donald Trump est d’autant plus élevée que les démocrates pourront ouvrir des enquêtes parlementaires sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne du milliardaire et la Russie lors de la campagne présidentielle de 2016, et ainsi enrichir le dossier d’enquête du procureur Robert Mueller.

>> À lire : Midterms : le Sénat plus trumpiste que jamais

"La procédure d’impeachment n’est pas un pari censé ou gagnant", tranche cependant le New York Times. Elle serait de toute façon vouée à l’échec : elle doit obtenir l’aval du Sénat, qui reste plus que jamais républicain. "Les démocrates ont tout intérêt à attendre que l’enquête de Robert Mueller mette en lumière des crimes et délits de haute importance, avant de décider de se lancer dans une procédure de destitution qui sera un cheminement douloureux et source de divisions. Il faudrait de toute façon convaincre au moins plusieurs de leurs collègues républicains de les suivre", poursuit le New York Times.

À minima, la Chambre basse à majorité démocrate est en mesure de faire obstruction vis-à-vis des projets de loi émanant de la Maison Blanche et des représentants républicains telle qu’une nouvelle réforme des impôts ou la construction du mur anti-migrants à la frontière mexicaine. Les affaires étrangères et les nominations à la Cour Suprême échapperont cependant toujours aux démocrates, puisque ces dossiers sont dévolus au Sénat.

Trouver une autre voie que l'obstruction systématique

"Le piège pour les démocrates serait de s’enfermer dans une attitude obstructionniste, qui ne donnerait pas une image positive pour la présidentielle", analyse sur France 24 Laurence Nardon, qui dirige le programme Amérique du Nord de l’Ifri (Institut française de relations internationales). "Le parti démocrate est traversé par des courants très différents, ce sera difficile de trouver une base commune. Le bon coup à jouer pour les démocrates serait de se mettre d’accord sur des enjeux communs avec Donald Trump pour montrer qu’ils sont constructifs."

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Les premières paroles post-résultats de la cheffe de file des démocrates au Congrès, Nancy Pelosi, constituent un appel à la conciliation. "Nous en avons assez des divisions. Le peuple américain veut la paix et des résultats positifs pour leur vie." Or l’antagonisme est tel, entre le camp démocrate et l’administration Trump, qu’une convergence de vues relève de la gageure.

L’enjeu principal pour les démocrates va être d’obtenir des avancées réelles sur leurs promesses de campagne : abaisser le prix des médicaments et des soins de santé, investir dans les infrastructures – routes, hôpitaux, écoles – qui pâtissent du désengagement étatique et renforcer les règles garantissant l’intégrité morale des élus. "Ce sont des causes populaires, bénéficiant de l’intérêt des deux partis", analyse le New York Times.

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Les démocrates se sont engagés sur des promesses "pour lesquelles le président a exprimé son enthousiasme, réel ou feint", poursuit le quotidien. Cela donnera aux démocrates l'opportunité de mettre Trump au pied du mur : sa volonté de progresser sur ses objectifs est-elle réelle, ou ses intentions sont-elles juste de mener une bataille partisane et hypocrite pour le reste de son mandat ?

Quoi qu'il en soit, la première étape pour les démocrates – une fois la nouvelle Chambre réunie à partir de janvier 2019 – sera d’élire une personne issue de leur rang au perchoir. Les ambitions de Nancy Pelosi, actuelle cheffe du groupe démocrate, à la présidence de la Chambre, un poste qu’elle a déjà occupé de 2007 à 2011, seront contrecarrées par de nouveaux prétendants qui veulent incarner le renouveau démocrate validé par les urnes. Telle sera la première épreuve à surmonter pour le parti démocrate : s’accorder sur le nom de la personne qui incarnera et rassemblera suffisamment le parti pour ne pas plomber les ambitions présidentielles de 2020.