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Vive polémique autour de la Une d’un magazine dédiée à Saad Lamjarred

 

La revue réserve une dizaine de pages au chanteur accusé de viol

 

Le chanteur  marocain Saad Lamjarred mis en examen pour «viol aggravé» en France fait la Une du magazine marocain VH, actuellement en kiosque. Le chanteur y est censé «tout déballer» mais cette couverture a fait réagir de nombreux observateurs et internautes, qui reprochent au magazine de donner la parole à un homme accusé de viol, et dont l'affaire n'a pas encore été tranchée par la justice. Mais pour les responsables du magazine, le fait de mettre Saad Lamjarred en Une n’est en aucun cas «un soutien» à l’artiste. «Quand VH donne la parole à Saad Lamjarred dans son numéro de novembre, le magazine ne se substitue pas à la justice qui n’a pas encore statué dans cette affaire dont on attend le procès et le dénouement», lit-on sur le site dudit magazine. L’auteur de l’article souligne que VH a toujours traité des thématiques fortes d’actualité en citant l’exemple de plusieurs éditions du magazine qui mettaient en couverture des personnes controversées comme Tariq Ramadan. «VH cautionnait-il les frères musulmans et l’idéologie radicale islamiste ? Loin de là», expliquent les responsables du magazine. «Idem quand on a traité d’Al Jazeera en plein chaos de la guerre et des crises diplomatiques. Pareil, quand on a mis en Couv Driss Benhima alors en conflit avec l’Association des pilotes de ligne de la RAM ou encore quand on a parlé des Marocains de Guantanamo. Et les exemples sont très nombreux en 15 années», précise-t-on. Sauf qu’aucun de ces cas cités par le magazine n’a a été accusé de viol ou de violences aggravées. En plus, dans le texte de présentation de l'interview censé rapprocher les lecteurs de l’enfance du chanteur et de son passé, l'auteur de l'article n'évoque en aucun cas le passé douteux de l’artiste aux Etats-Unis. Il tient par contre à souligner qu’au fil des échanges, «je sens un garçon gentil, un type qui ne se la joue pas. Mais alors pas du tout». 
Pour ceux qui ne le savent pas, en 2010, le chanteur, encore inconnu, a été poursuivi par un tribunal de New York pour «agression et viol». Libéré sous caution avant d’être jugé, il en avait profité pour fuir. Jamais jugé, l’artiste est sommé par la Cour suprême de l’Etat de New York de se présenter au tribunal. S’il retourne aux Etats-Unis, il risquerait jusqu’à vingt-cinq ans de prison. 
Toujours selon les responsables du magazine, le but était de lever le voile sur les non-dits et aller à la source de l’information tout en gardant une stricte neutralité. Mais peut-on vraiment parler de neutralité lorsque le journaliste tutoie son interviewé et qui de surcroît publie un selfie avec lui dans le magazine. «Pour le tutoiement, cela n'a pas été corrigé lors de l'impression du magazine, je vous l'accorde. Pour le selfie, c'est simplement pour montrer que nous avons fait notre travail d'aller jusqu'à Paris pour obtenir cette interview», explique l’auteur de l’interview dans un entretien accordé à nos confrères du Huffpostmaghreb. Mais comment peut-on expliquer qu’à aucun moment dans l'interview, le journaliste n'écrit que le chanteur est poursuivi pour «viol aggravé» et «violences volontaires aggravées» ? Pour évoquer ce lourd dossier, il parle de 
«l'affaire de Paris». 
Interrogé s’il comprend tout de même que certains lecteurs soient heurtés par cette couverture, surtout en cette période où les affaires d'agressions sexuelles, notamment dans le milieu des célébrités, sont de plus en plus médiatisées, l’auteur de l’interview avec Saad Lamjarred explique que personne n’est parfait et qu’il n'a peut-être pas su bien faire. «Je demande pardon à certains lecteurs si je les ai offensés. J'ai toujours défendu les droits des femmes et VH aussi. Mais tant mieux si cet article fait débat et si d'autres journalistes vont chercher aussi des informations afin que chacun de nous apporte son grain de sel. À la fin, on aura, peut-être, le début d'une vérité» conclut-il. 

Les brillants parcours des Marocains du monde dans le domaine de la culture et de l'art

 

 

 

Débats initiés dans le cadre du partenariat entre l'Association "l'Initiative culturelle" et le CCME

 

La 14 éme édition du Festival international Cinéma et Migrations d'Agadir, qui a débuté mardi soir à Agadir, propose une série de conférences qui mettent en exergue les parcours des Marocains du monde dans le monde de la culture, de l'art, et des médias. Ces débats sont initiés dans le cadre du partenariat entre l'Association "L'initiative culturelle" d'Agadir et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME). 
Sous le thème: "Marocains du monde et production cinématographique", une première conférence sera animée par Abdellatif Maroufi, chargé de mission au CCME, avec la participation du président du Festival maroco-italien et acteur associatif, Abdallah Khezraji, du producteur cinématographique, Fouad Challa, du distributeur marocain établi aux Pays-Bas, Khalid Saddaty, ainsi que du présentateur d'émissions aux Pays-Bas, Kacem Achahboun. Le débat se focalisera, indique-t-on, sur les compétences marocaines de l'étranger qui investissent le cinéma grand public en tant qu'acteurs, mais aussi dans divers autres métiers de cette industrie en tant que producteurs, réalisateurs, scénaristes, décorateurs, compositeurs de musique...  Une table ronde est également prévue sur les réussites de Marocains du monde dans le monde des médias, de la culture et de la création avec la participation de Samira Djouadi, déléguée générale de la Fondation TF1, l'acteur maroco-belge, M’Barek Belkouk et la réalisatrice Malika Zairi.  "Bien qu'une partie des Marocains du monde en Europe, comme ailleurs, vive une insertion sociale et professionnelle difficile et subisse diverses discriminations, nous assistons de plus en plus à des réussites significatives, notamment dans le monde des médias, de la culture et de la création", lit-on dans la présentation de cette rencontre qui sera modérée par le chargé de mission au sein du CCME, Aziz Rifki. 
Dans une intervention au nom du CCME, à l'ouverture de cette 14ème édition, Abdellatif Maroufi a mis en relief le partenariat noué, depuis quelques années, par le Conseil avec l'Association "initiative culturelle" pour favoriser le rayonnement du Festival d'Agadir qui, a-t-il relevé, "gagne en maturité et en notoriété au fil du temps compte tenu de l'importance de la thématique choisie qui touche les pays du Nord comme du Sud, mais aussi au vu de la qualité des films en lice et des débats proposés". Il a, en outre, souligné que le choix porté sur le cinéma camerounais, invité d'honneur de cette édition, après la Côte d'Ivoire en 2016, confirme aussi l'ouverture grandissante sur les expériences culturelles et artistiques des autres pays d'Afrique de même qu'il s'inscrit dans la même veine des initiatives engagées par le CCME en rapport avec l’immigration africaine au Maroc et de la place du Royaume dans son continent, dans le cadre du débat mondial portant sur la question migratoire. 
Au programme des quatre jours du Festival d'Agadir figure une troisième conférence sur: "Cinéma et territoire: quelles interactions" animée par Abdessadek El Alem qui a longtemps travaillé dans le secteur de la promotion de la ville de Ouarzazate et sa région, par le biais du 7ème art. Au cinéma Rialto de la ville, le public aura l'occasion de suivre une série de longs et courts métrages dans le cadre de la compétition officielle, dont la plupart traitent des enjeux de la migration, en présence d’un nombre de réalisateurs, producteurs ou acteurs. 
Le jury du long métrage est présidé par le réalisateur burkinabé, Idrissa Ouedraogo, primé à Cannes et lauréat du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), alors que celui du court métrage est présidé par le réalisateur marocain Mustapha Madmoune.

Leïla Slimani nommée représentante personnelle pour la francophonie d'Emmanuel Macron

 

L'écrivaine franco-marocaine, prix Goncourt 2016, devrait se rendre ce 6 novembre à 15 heures à l'Elysée pour être chargée par le Président français du dossier de la francophonie.

Selon les informations du quotidien français "Le Parisien",  Leïla Slimani va être nommée représentante personnelle du Président en charge du dossier de la francophonie. C'était il y a un an quasiment jour pour jour qu'elle recevait le prestigieux Prix Goncourt pour son deuxième roman, Chanson Douce. C'est aussi aujourd'hui que doit être révélé le nom de son successeur, à l'heure du déjeuner.

 

Si elle n'est pas engagée en politique, l'écrivaine est connue pour son engagement en faveur des libertés individuelles et des droits des femmes. Elle a publié début septembre un troisième ouvrage, "Sexe et Mensonges - La vie sexuelle au Maroc", qui interroge les contradictions de la société marocaine concernant les libertés sexuelles.

Pendant la campagne présidentielle, elle fait la connaissance d'Emmanuel Macron et appelle publiquement à voter pour lui lors de l'entre-deux-tours, "pour contrer Marine Le Pen, mais aussi « par adhésion », expliquait-elle, vantant la « jeunesse » et la « modernité » du candidat.

Après son élection, des rumeurs avaient circulé selon lesquelles le Président lui aurait proposé le poste de ministre de la Culture. Une information sur laquelle Leïla Slimani a laissé plané le doute à de nombreuses reprises lorsque la question lui était posée par les médias. Elle avait par ailleurs fait partie de la délégation présidentielle très restreinte qui s'était rendue au Maroc, pour une visite « amicale » auprès de Mohammed VI et de la famille royale.

Une mission quasi-ministérielle ?

Leïla Slimani sera chargée de la francophonie alors qu'aucun membre du gouvernement n'a ce dossier dans ses attributions. Elle siégera au Conseil permanent de la francophonie. Ses missions devraient lui être détaillées à 15h par le Président qui la recevra à l'Elysée, qui devrait lui remettre un lettre à cet effet. Selon Le Figaro, parmi ses objectifs devraient figurer "la promotion de la francophonie, de la diversité culturelle, ainsi que la mobilisation des amis de la France sur des thématiques telles que l'égalité entre les hommes et les femmes".

Selon un conseiller du Président cité par Le Parisien, le choix se serait porté sur Leïla Slimani qui"incarne le visage de la francophonie ouverte sur un monde pluriculturel. Et c'est une femme engagée, Elle fait partie d'une nouvelle génération que le président veut faire émerger. »

Un choix qui conforte l'orientation prise par Emmanuel Macron de s'entourer d' "experts" dans les différents domaines, alors que l'animateur et journaliste Stéphane Bern s'est récemment vu confier une mission sur le patrimoine français par le Chef de l'Etat.

Le roi Mohammed VI a accordé un délai de grâce à Driss Jettou pour remettre son rapport sur le plan stratégique Al Hoceima Manarat El Moutawassit, après avoir reçu les conclusions de ceux établis par les ministères de l’Intérieur et de l’Économie. La Cou

 

 

La 17-ème édition du Festival Mawazine – Rythmes du Monde, organisée par l’Association Maroc Cultures, se tiendra du 22 au 30 juin 2018 à Rabat.

 

Le rendez-vous annuel incontournable des amoureux de la musique et de la culture promet d’ores et déjà une très belle programmation pour sa 17-ème édition, pour le plus grand bonheur du public festivalier et en particulier le jeune public, puisque cette édition se déroulera après la période des examens, souligne l’Association Maroc Cultures dans un communiqué parvenu mardi à la MAP.

La 16-ème édition du festival Mawazine – Rythmes du Monde a attiré plus de 2,4 millions de festivaliers réunis durant neuf jours de célébration musicale sur les différentes scènes de Rabat et Salé. Cette exigence permanente pour une programmation riche répondant à tous les goûts musicaux a confirmé une fois encore le statut de Mawazine en tant que festival incontournable aussi bien sur la scène nationale qu’internationale, poursuit le communiqué.

Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le festival Mawazine, fidèle à ses valeurs de tolérance, de partage et de respect, propose un brassage sans pareil des musiques du monde, des concerts gratuits et des spectacles de rues, faisant de lui un acteur majeur de la démocratisation de l’accès à la culture pour tous les Marocaines et Marocains, souligne l’Association Maroc Cultures.