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L'export tire la croissance de Cosumar

 

 

Le groupe Cosumar termine ce premier semestre dans le vert. Son chiffre d'affaires fait un bond de plus de 20% porté par son activité à l'export.

Cosumar clôture ce premier semestre 2017 sur une bonne performance de ses indicateurs financiers. Le producteur de sucre annonce un chiffre d'affaires consolidé de plus de 4,4 milliards de dirhams en hausse de 20,5% par rapport à la même période de 2016 où le groupe avait enregistré un volume des ventes de 3,7 milliards de dirhams. "Cette évolution est portée essentiellement par l’accroissement des volumes de ventes à l’export du sucre blanc", explique le management de l'entreprise dans un communiqué publié le 18 septembre. "Les ventes à l’international ont profité de la conjonction de conditions favorables sur les marchés de sucre brut et sucre blanc et de la compétitivité de l’outil industriel du Groupe Cosumar".

 
 

Le groupe dirigé par Mohamed Fikrat a également réussi à améliorer son excédent brut d’exploitation qui s’établit à un peu plus de 1 milliard de dirhams à fin juin 2017 contre 913 millions de dirhams à la même période en 2016. Pour expliquer ces performances, le groupe avance que cela "reflète les retombées positives des investissements de mise à niveau et de développement de l’outil industriel et les bonnes performances de l’activité export". En effet, en septembre 2016,  Cosumar a co-investi dans une nouvelle raffinerie de sucre en Arabie saoudite en partenariat avec les saoudiens Consolidated Brothers Company et Industrial Projects Development Company. Le montant d'investissement consenti est de 460 millions de dirhams. A ce titre, le groupe annonce que "les travaux d’ingénierie de base et de détail pour la construction de la nouvelle raffinerie « Durrah Sugar Refinery » sont en cours de réalisation. La fin de construction de cette Raffinerie est prévue courant 2019", est-il précisé sur le communiqué.

En plus de cet important investissement dans une nouvelle unité industrielle, le groupe rappelle également "les importants investissements du Groupe dans la recherche et développement et la mécanisation de la récolte" qui "ont permis de  consolider et de développer l’amont agricole et de contribuer à la bonne tenue des résultats". L'amont agricole est un volet important pour Cosumar. Et malgré des conditions climatiques peu favorables au cours de la saison, la campagne a été"satisfaisante", à en croire le producteur national de sucre, grâce notamment aux "performances agronomiques et industrielles du groupe". Par ailleurs, le Résultat Net Part du Groupe atteint, au premier semestre 2017, 560 millions de dirhams, en croissance de 8,5% par rapport à la même période de l’année précédente.

CIH : L’IMPACT DU CONTRÔLE SE FERA SENTIR AU SECOND SEMESTRE

 

 

Le président directeur général de la banque espère absorber l’impact du contrôle fiscal d’ici la fin de l’année en cours. Il faut dire qu’il coïncide avec des investissements lourds et des charges importantes engagées pour le lancement d’Umnia Bank.

Engagée dans plusieurs chantiers à la fois, entre digitalisation de la banque et lancement de la banque participative, l’ardoise des charges du CIH s’est alourdie davantage avec le contrôle fiscal. En effet, une augmentation du capital d’Umnia Bank, le portant à 600 MDH a été réalisée courant le premier semestre de cette année en cours. La filiale participative a aussi continué son processus de recrutement, induisant au final une contribution négative aux performances du groupe. La filiale réalise un déficit encore plus prononcé qu’en juin 2016. Son résultat net part du groupe se fixe à -23,08 MDH en juin 2017 contre -5,11 MDH en juin 2016. Quant au fisc, le dénouement du contrôle portant sur les rubriques IS, IR et TVA pour les exercices 2013, 2014 et 2015 aurait lourdement impacté les bénéfices de la banque qui espère redresser la barre d’ici la fin de l’année. Ahmed Rahhou, prédisent directeur général du CIH, a expliqué, lors de la conférence de presse décortiquant les résultats semestriels, tenue le mardi 12 septembre qu’il «espère une fin d’année qui absorbera tout effet de l’impact du contrôle fiscal». L’alourdissement de la rubrique des charges, dont le niveau a atteint 489,68 MMDH -en hausse de 24,3%- a induit une dégradation du coefficient d’exploitation de 6,8 points. Il passe ainsi de 60,3% à 67,1%. Cette hausse découle de l’impact des charges d’Umnia Bank de 2016 et 2017 ainsi que de l’impact des charges non récurrentes de CIH Bank. Hors ces effets et en promofrma, le coefficient d’exploitation serait plutôt en amélioration puisqu’il passerait de 57,6% juin 2016 à 54% à juin 2017.

PNB en hausse de 7,8%
Ces réalisations contrastent toutefois avec les réalisations de la banque. CIH affiche au terme du premier semestre un produit net bancaire consolidé en progression de 7,8% se fixant à 983,98 MMDH, dont justement une marge d’intérêt nette consolidée analytique en hausse de 2,8% à 738,74 MMDH. Dans le détail, l’avancement de la marge d’intérêt nette reflète une évolution positive de l’activité banque et société de financement (SF), générant un additionnel de marge de 28,2 MDH, dont 16 MDH du CIH Bank et 12,3 MDH de Sofac. L’hôtellerie a modestement contribué avec un léger 0,5 MDH d’additionnel, tandis que les FCPT ont tiré la marge d’intérêt nette vers le bas avec une évolution négative de 8,5 MMDH. Le produit net bancaire tire ainsi le principal de son additionnel de l’activité bancaire et des SF avec 67,7 MDH généré par le CIH et 20 MDH par Sofac. À cela s’ajoute une variation positive de la contribution de l’activité de Courtage de 3,7 MDH. A contrario, le PNB consolidé a été tiré vers le bas par une variation de -20,4 MDH sur les FCPT & Intra-groupe composé essentiellement des dividendes perçus des sociétés intégrées globalement (-20 MDH).

Coût du risque «satisfaisant»
Pour ce qui est du coût du risque, Rahhou estime que le niveau atteint par sa banque est en deçà de celui du marché. Il est même attendu qu’il baisse davantage d’ici la fin de l’année. À fin juin, il s’élève à 152,18 MDH. Le taux du coût du risque consolidé se fixe ainsi à 0,37% en hausse de 7 points de base par rapport à décembre 2016. La baisse du coût du risque attendue est permise par le matelas de récupération dont dispose la banque, précise son PDG. Au final, compte tenu de l’alourdissement des charges et le coût du risque, le RNPG ressort en repli de 32,33% se fixant à 122,14 MDH.

Des encours en hausse
Sur le plan opérationnel, la banque a enregistré la croissance des dépôts à vue de 5,3% sur une année glissante à 19,35 MMDH, incluant une hausse de 8,8% pour les comptes chèques, une avancée de 7,3% pour les comptes d’épargne et un repli de 3,8% pour les comptes courants. Les dépôts à terme pour leur part ont marqué une progression de 12,9%, dont une progression des encours des dépôts à terme (DAT) de 15,2%. Une hausse de 19,1% a été enregistrée sur les DAT des particuliers et de 7,6% sur les DAT des entreprises. Enfin, les encours des certificats de dépôts émis ont progressé de 10%. Du côté des crédits, il a été enregistré une hausse de 11,4% par rapport à juin 2016, se fixant à 38,65 MMDH marquée par la hausse de 33,6% des encours des crédits hors immobiliers. 


Faits marquants

 Poursuite d’ouverture des nouvelles agences portant le réseau à 261 agences.
 Renforcement de la politique digitale par le lancement de l'offre [CODE30] gratuité à vie et des ouvertures des comptes en ligne [CIH ON LINE].
 Intégration des filiales Ajarinvest et Ghosn Ennakhil dans le périmètre de consolidation,
 Confirmation de la note «BB+» avec perspective stable attribuée par l’agence Fitch Ratings à CIH Bank,
 Organisation réussie du premier Hackathon de la place «CIH Open Innovation» sous le thème de «La Banque innovante : Accessible, simple et utile»,
 Signature d’une nouvelle convention entre la DGI et CIH Bank relative à la dématérialisation de la restitution de l’IR au titre des intérêts de prêts pour l'acquisition ou la construction de logements.

DHL EXPRESS MAROC VA METTRE EN SERVICE UN A306 DANS LA RÉGION NORD

 

le leader mondial du transport express international de documents et colis, DHL Express, annonce la mise en service d’un Airbus A306 d’une capacité de 60 tonnes qui remplace le Boeing 737. Il connectera du lundi au vendredi la ville de Tanger et sa région à plus de 220 pays à travers le monde.

 Airbus A306 permettra à DHL Express d’étendre ses capacités et de répondre à la demande croissante au Maroc des importateurs et exportateurs, avec lesquels l’entreprise a récemment signé des conventions dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche.

 Comparé à son prédécesseur, l’Airbus A306 peut transporter jusqu’à 45 tonnes de plus que le Boeing 737, tout en permettant des trajets plus longs et en offrant des économies en carburant. Le transfert des marchandises sera également optimisé, grâce à la diminution considérable des coûts et temps de transit, offrant aux entreprises l’accès à des services logistiques de pointe vers les marchés internationaux.

 « L’A306 est un avion très performant et parfaitement adapté pour accompagner le développement de nos partenaires. Grâce à l’introduction de ce nouvel appareil, nous nous assurons une capacité élevée et un gain de temps pour connecter le réseau DHL à partir de Séville, tout en continuant à répondre de la meilleure manière à la demande grandissante des opérateurs locaux et internationaux », a déclaré Jawad Ouaziz, directeur général de DHL Express au Maroc.

OCP reçoit le navire gazier «Navigator Jorf»

 

Fruit d’un partenariat stratégique entre le groupe et l’armateur  britannique Navigator Gas

L’office Chérifien des phosphates a reçu sur son site industriel de Jorf Lasfar un navire gazier spécialisé dans la transportation d’ammoniac, appelé «Navigator Jorf».
Il s’agit, selon un communiqué du groupe, d’un partenariat stratégique entre le groupe, qui a nolisé le bateau, et l’armateur britannique Navigator Gas, propriétaire et exploitant de la plus grande flotte mondiale de transporteurs de gaz liquéfiés.

Ce navire qui a été bâti sur les chantiers de Hyundai MIPO en Corée du Sud, est long de 180m et possède une capacité de chargement de 25.000 tonnes métrique.
Etant donné que l’ammoniac est l’une des principales matières premières utilisées dans la production des engrais de l’OCP, l’acquisition de «Navigator Jorf» permettra l’approvisionnement de la plate-forme Jorf Lasfar, et garantira le transport des quantités nécessaires de cette matière première essentielle.
En effet, le navire participera au développement du groupe dont les besoins d’importation d’ammoniac augmentent d’année en année, en raison du désir de l’OCP de devenir le premier producteur mondial d’engrais phosphatés. En conséquence, les importations sont passées de 800.000 tonnes en 2013 à 1,2 million de tonnes en 2016.
Le communiqué explique que l’approvisionnement en ammoniac via le Navigator Jorf se fera en mode Time Charter (location d’un navire sur une longue durée), une première dans l’histoire d’OCP. Il permettra de réduire significativement les coûts de fret liés aux importations d’ammoniac en plus de renforcer la position du groupe à l’échelle mondiale.
Pour rappel, l’office chérifien des phosphates est positionné en tête du classement des fournisseurs de phosphate et de ses dérivés. Le groupe travaille en partenariat avec plus de 160 clients sur les 5 continents, en leur offrant une large gamme de produits fertilisants adaptés pour enrichir les sols, augmenter les rendements agricoles et nourrir la planète de manière économique et durable.