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Casablanca : Un mineur arrêté pour agression d’un professeur à l’arme blanche (vidéo)

 

 

Les éléments de police relevant du district de Aïn Sbaâ Hay Mohammadi à Casablanca ont arrêté, mercredi soir, un mineur âgé de 17 ans pour son implication présumée dans l’agression à l’arme blanche d’une professeure au lycée qualifiant Al Houcine Ben Ali, a indiqué jeudi la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause, un ancien élève du même établissement scolaire, aurait blessé la victime au niveau du visage, mercredi soir, à l’aide d’un objet tranchant pour des raisons encore non définies, a précisé la DGSN dans un communiqué.

Les investigations intenses menées par les services de sûreté ont permis l’interpellation rapide du prévenu, a fait savoir la même source.

Le mis en cause a été placé sous contrôle policier pour les besoins de l’enquête menée par la police judiciaire, sous la supervision du parquet compétent, en vue de déterminer les tenants et aboutissants de cet acte criminel.

2M, UNE CHAÎNE À BOUT DE SOUFFLE

 

Ce n’est un secret pour personne : 2M souffre depuis plusieurs années d’une crise financière qui asphyxie les comptes de la chaîne et laisse courir les rumeurs sur son possible rachat.

 La plus importante chaîne du Maroc va très mal. Au point que les syndicats ont demandé au début du mois, au chef de gouvernement et aux ministres de tutelle de réagir de toute urgence pour sauver la SOREAD. « La chaîne est en difficulté depuis 2014 et à chaque Conseil d’administration, le sujet est évoqué. Il faudrait réagir et de manière urgente », avait écrit Miloudi Moukharik dans sa lettre adressée aux ministres de l’Économie et des Finances et de la Culture et de la Communication. Le chef de la première centrale syndicale du Maroc a regretté que le gouvernement marocain n’ait pas réagi de manière effective au rapport de la Cour des comptes de 2015 qui évoquait déjà l’asphyxie de la chaîne de télévision créée en 1989.

 Un modèle économique caduc

 « Il faut rappeler que la chaîne 2M est détenue à hauteur de 76 % par l’État marocain. Elle est donc sujette à la loi 77-03 portant sur la communication audiovisuelle. Cette loi fixe les engagements de l’État envers la chaîne, mais aussi un contrat-programme. Celui-ci définit le modèle économique de 2 M », analyse Mohamed Elwafy, membre du syndicat de la deuxième chaîne. En vertu de l’article 51 de la loi 77-03, l’État fixe un cahier des charges que la chaîne est sommée d’appliquer. En même temps, l’État est obligé d’accorder le financement nécessaire correspondant aux choix éditoriaux fixés par le contrat-programme. L’article 51 stipule : « Des contrats-programmes annuels ou pluriannuels sont conclus entre l’État et les sociétés nationales, définissant les objectifs à atteindre et les moyens à mettre en œuvre pour répondre à des obligations particulières, dont la couverture nationale, les standards technologiques, les obligations de contenu et celles liées à la fourniture de services associés, à leur nature nationale en matière d’information, d’éducation, de culture ou de programmes régionaux. Le financement accordé doit correspondre au coût effectif découlant du respect de ces obligations ». Mais selon nos sources, la chaîne ne reçoit pas la contrepartie de l’application du cahier des charges. « Pour appliquer à la lettre le cahier des charges fixé par le ministère de Communication, il faut accorder à la chaîne un budget avoisinant les 250 MDH. Et ce budget ne concerne que le fonctionnement et le la production et n’inclue aucunement le budget d’investissement. Mais à l’ordre du jour, l’État n’octroie que 45 MDH hors taxes, et ceci dure depuis 2013. Cela crée un gouffre financier que la chaîne ne saura pas combler. Ce qui fait que l’État ne représente que 5 % du budget de SOREAD », nous explique Mohamed Elwafy, avant d’ajouter avec ironie : « Nous sommes la seule chaîne publique au monde à avoir une aussi basse contribution étatique ».

 Le verdict de Jettou

 La Cour des comptes a donné une vue d’ensemble sur la situation des chaînes nationales, et surtout la deuxième chaîne dans son rapport sur le paysage audiovisuel marocain. Selon son rapport, l’évaluation de l’impact de l’entrée en vigueur des cahiers des charges a donné lieu à un manque à gagner total sur recettes publicitaires de l’ordre de 190 MDH. Le rapport de la Cour présidée par Driss Jettou souligne que les obligations des cahiers des charges ont été largement dépassées par la SOREAD avec des taux de réalisation supérieurs à 100 %. « Cela signifie que la chaîne a rempli sa part du contrat, mais que l’État a failli à ses engagements », atteste le syndicaliste. Concernant la situation financière de la chaîne, la Cour des comptes la juge préoccupante. En effet, le fonds de roulement de la société est structurellement négatif, donnant lieu à une trésorerie négative depuis 2008. « En 2008, l’État n’a donné aucun sou à la chaîne, ce qui lui a été fatal », martèle Mohamed Elwafy. La SOREAD avait procédé au cours de l’exercice 2012 à une réduction du capital pour un montant de 282,2 MDH, ramenant ainsi le capital de 302,4 MDH à 20,2 MDH, suivies d’une augmentation de capital. Cette opération avait porté le capital de la société de 20,2 MDH à 358,7 MDH. Rappelons que selon les chiffres de la HACA et de Marocmétrie, 2M reste la première chaîne en audience, comptabilisant 34 % de part de marché, tandis que la SNRT (avec ses 7 chaînes) n’en gratte que 13 %, ce qui fait de 2M le champion national. Notons enfin que l’État n’a conclu avec la SOREAD qu’un seul contrat-programme pour la période 2010-2012, qui coïncide avec le deuxième cahier des charges du pôle public, et pour des contributions financières de 80 MDH en 2010, de 55 MDH en 2011 et de 35 MDH en 2012.

Les blessés de Sidi Boulaalam quittent l’hôpital

 

 

Les blessés dans la bousculade survenue dimanche dernier dans la commune de Sidi Boulaalam dans les environs d’Essaouira, ont quitté mardi l’hôpital provincial de Sidi Mohammed Ben Abdellah, après l’amélioration de leurs états de santé.

Les blessés du drame de Sidi Boulaalam vont bénéficier d’un suivi médical et psychologique post-hospitalisation, ajoute le communiqué relayé par l'agence MAP. Le directeur provincial de la santé, Khalid Sniter, a expliqué que les patients bénéficieront dans les jours à venir d’une visite d’une équipe de la Direction provinciale de la santé, dans leurs domiciles.

 
 

Le wali de la région de Marrakech-Safi, Abdelfettah Lebjioui, à la tête d’une délégation officielle, s’est rendu mardi au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Mohammed VI à Marrakech, où il s’est enquis de l’état de santé des deux blessés héliportés.

Selon le professeur Hicham Nejmi, directeur du CHU Mohammed VI, les blessés admis dans cet établissement hospitalier "se portent bien" et toutes les mesures ont été prises pour leur assurer une meilleure prise en charge et un accompagnement médical et psychologique.

A rappeler que 15 personnes ont été tuées et 5 autres blessées dans une bousculade survenue dimanche, lors d’une opération de distribution de denrées alimentaires organisée par une association locale dans le Souk hebdomadaire de la commune de Sidi Boulalam.

Les actes de violence enregistrés dans les établissements d’enseignement sont des cas isolés (M. El Aaraj)

 
 
 
 
Les actes de violence enregistrés récemment dans les établissements d’enseignement sont des cas isolés et ne constituent pas une règle générale, a affirmé, lundi à Rabat, le ministre par intérim de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed El Aaraj. 
 
Répondant à une question orale du groupe Rassemblement constitutionnel à la chambre des représentants, M. El Aaraj a expliqué que les mesures nécessaires ont été prise concernant les agressions enregistrées dernièrement, soulignant que le ministère ne ménage aucun effort pour faire face aux comportements agressifs au sein des établissements d’enseignement, afin d’assurer la sécurité aussi bien des enseignants que des élèves.
 
La violence ciblant les élèves et les cadres administratifs et pédagogiques constitue un comportement intolérable à combattre avec toutes les mesures possibles, a-t-il dit, notant que la lutte contre ce phénomène vient en tête des préoccupations des responsables de l’enseignement, vu ses effets néfastes sur le climat de scolarisation. 
 
Il a également noté que le département de tutelle adopte la tolérance zéro devant tout comportement de ce genre, passant en revue les mesures prises dans ce cadre, à travers une circulaire adressée aux différentes parties concernées comportant toutes les dispositions à caractère pédagogique, administratif, juridique et sécuritaire. 
 
Concernant les mesures pédagogiques, elles portent sur l'intensification des campagnes de sensibilisation en tant que mesures préventives selon une approche participative, l'organisation des rencontres avec les associations des parents et tuteurs des élèves et l'activation des rôles des conseils au sein des établissements scolaires, des clubs pédagogiques et culturels, des centres de surveillance de la violence en milieu scolaire et des centres d'écoute et des cellules de vigilance, a-t-il ajouté. 
 
Dans le même sens, le ministre a appelé les cadres pédagogiques et administratives et les élèves à dénoncer, auprès de l'administration, tout comportement délinquant en milieu scolaire, tout en tenant comptes des procédures administratives et juridiques en vigueur et en prenant les mesures nécessaires qui s'imposent face à tout cas de violence. 
 
Quant aux mesures juridiques et sécuritaires, il a précisé qu'elles concernent notamment la dénonciation immédiate auprès des services de sûreté et des autorités locales des cas qui nécessitent leur intervention, l'intensification de la coordination avec les services concerné, ainsi que le suivi et l'accompagnement des victimes de violence.